Site crée par la Compagnie du Mauvais Genre - Crédits photos les Clichés éparpillés

La Compagnie du Mauvais Genre est une compagnie de théâtre, centrée sur le travail  de deux comédiennes : Charlotte Gutierrez et Mary Léaument.

Pour nous le théâtre est un art du vivant au service du vivant. Il permet de modifier les consciences, d’interroger les prérequis, il bouscule nos croyances. Il fait sens. Et c’est là le fondement de notre métier.

Nous nous affairons à décrypter notre monde dans une volonté d’interroger dans la bonne humeur, de surprendre par la poésie et d’inventer des espaces du possible.

Nous croyons aux espaces poétiques, nous explorons le plateau dans un travail de transposition poétique où les comédien-ne-s sont au cœur des propositions.  Le théâtre nous donne l’occasion de gouter et de partager les joies de l’insolence, de l’aventure, de l’invention, de la création et de témoigner, d’observer.

Le théâtre est aujourd’hui un recours nécessaire, un sursaut vital, une manière de s’ancrer dans le monde et dans la vie à une époque où le monde semble avoir perdu l’esprit.

Alors abandonnons-nous joyeusement aux pouvoirs de l’imaginaire et de la rêverie. Et ressuscitons la magie, puisque le théâtre ne peut pas être autrement que magique !

« Je crois que la magie est de l’art, et que l’art est littéralement de la magie.

L’art, comme la magie, consiste à manipuler les symboles, les mots ou les images pour produire des changements dans la conscience. En fait, jeter un sort, c’est simplement dire, manipuler les mots, pour changer la conscience des gens… » Alan Moore

 

Nous œuvrons pour un théâtre accessible à toutes et tous et défendons un art populaire reposant sur des exigences artistiques. Encore plus aujourd’hui, il n’est pas simple d’aller au théâtre et il ne s’agit jamais d’un acte anodin. Il est donc de notre devoir, d’artisan-e-s de la culture, de faciliter cette démarche par la multiplication des formes et des lieux qui font théâtre (salles de théâtre, bibliothèques, écoles, centres culturels, jardins publics, festivals…). Là est notre désir, notre nécessité à porter des œuvres théâtrales sur de multiples scènes, avec le souci de défendre un théâtre contemporain, qui ne soit ni ennemi de la réflexion, ni réservé à une élite intellectuelle.

L'action artistique et culturelle est au centre de notre travail. Nous effectuons dans différent-e-s écoles, collèges où lycées des projets artistiques cohérents et solides en lien avec la réalité des professeur-e-s sur le « terrain ».  De ce fait, nous créons des partenariats avec différentes structures du territoire, afin de mettre en place une réflexion artistique au service des jeunes sous forme de projets collectifs.

 

Enfin, Dans le contexte actuel, qui ne reconnaît pas ou peu les artistes émergent-e-s nous sommes sans cesse confrontées à une forme de résistance par rapport à ce que nous sommes « des femmes comédiennes engagées ». Autrement dit, une génération survivante qui existe dans une réalité où il n'y a plus de place, plus d'argent, plus de public, plus comme avant, plus.....Nous avons créé et sommes les mauvais genres car la création est une forme de résistance.  Nous souhaitons provoquer d’autres possibles en terme de fonctionnement de compagnie. Nous privilégions donc dans notre pratique un fonctionnement davantage horizontal que vertical qui se rapproche plus d’un fonctionnement collectif. A notre tête, une co-responsabilité artistique qui  fonctionne sur les rencontres, la recherche et la mise en commun des compétences,  reconnues en chacun-e.